Voici l'article dont je faisais référence lors du cours, concernant la révolution tunisienne et l'analyse de Samuel Huntington (The Third Wave). Un article intéressant, qui remet les choses en perspective, tout en nous démontrant que les cours de sciences politiques ne sont peut-être pas aussi inutiles que certains le prétendent...
http://www.tnr.com/article/politics/81658/tunisia-revolution-riot-economy-democracy
Il semblerait que la révolution tunisienne produise un certain effet "boule de neige" dans la région. En effet, une révolte d'une ampleur "sans précédent en 30 ans de pouvoir du président Hosni Moubarak" a eu lieu hier (25 janvier) en Égypte. Les manifestants ont scandé "La Tunisie est la solution" en dénonçant la dictature, la torture, la corruption, bref plusieurs éléments liés à la dictature...
RépondreSupprimerCe qui est le plus intéressant dans cette histoire, je trouve, c'est l'apport considérable des réseaux sociaux. Employés dès les débuts du mouvement contestataire tunisiens, je me souviens avoir vu un certain scepticisme quant à leur pouvoir réel sur les gouvernements en place. Or, en fin de compte, l'ex dictateur tunisien a été contraint à l'exil, et le gouvernement égyptien a bloqué depuis hier l'utilisation de Twitter en Égypte.
Twitter et Facebook sont-ils en voie de devenir l'arme par excellence dans la lutte contre les dictatures ?
http://www.cyberpresse.ca/international/afrique/201101/26/01-4363835-manifestations-interdites-en-egypte.php
http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/201101/26/01-4363767-twitter-bloque-en-egypte-depuis-mardi.php
Dire que Twitter et Facebook sont des armes pour lutter conte les dictatures me semble un peu fort.
RépondreSupprimerA mon sens, il ne s´agit là que de canaux de communication suffisamment élaboré pour permettre une propagation massive d´idées susceptibles de provoquer une réaction comme par exemple une mobilisation.
Je suis d´accord pour parler d´un effet amplificateur à leur sujet, mais je penche plutôt sur le message plutôt que celui qui le porte.
Si en Egypte, la contestation monte suite à l´exemple tunisien, c´est plus par effet de mimétisme et de comparaisons faites sur base de situations sociales précaires et de libertés opprimées. Tunisie comme Egypte, les mouvements revendiquent, selon moi, une plus grande liberté et surtout de profiter de conditions pour avoir une vie meilleure, ce fameux ascenseur social dont nos démocraties se veulent les modèles.
Derrière tout ça se cache finalement un discours à relents de démocratie libérale. Mais pour en revenir à Twitter et Facebook, je pense que ceux-ci ont joué un rôle important qui était celui de la diffusion justement de ce discours dans un certain contexte, ce qui a permis en Tunisie de voir éclater une révolution en attendant de voir si ce sera pareil en Egypte et dans d´autres pays de la région.
Pour en revenir avec les propos sur facebook et twitter, certains commentaires «radio-canadiens» parlent d'une révolution comparable à celle du moyen âge avec l'imprimerie. Un peu fort, certainement, mais le font est tout de même intéressant!
RépondreSupprimerLa question que je me demande est à savoir si le cas de la Tunisie et celui de l'Égypte, dans une optique où l'Occident/ les États-Unis veulent démocratiser le monde,va être influencé par des facteurs externes.
Il me semble qu'une intervention américaine; pressions diplomatiques, économiques, ou peut-être plus... serait appropriée pour légitimer leur bon vouloir «néoconservateur»:répandre/imposer l'idéologie(démocratie libérale)? Voir,un coup de pouce à une classe moyenne(révolutionnaire) qui est peut-être à long terme limitée dans leurs actions?
Certainement, de passer par L'ONU est internationalement plus légitime, et surtout que le contexte nous offre un Barrack Obama moins distant face à l'ONU que l'était G.W. Bush.
Bref, les États-Unis pourraient se reprendre des échecs d'une approche néoconservatrice en Irak et en Afghanistan.
Mais bon, la situation est peut-être encore trop tôt, il faut tout de même leur donner une petite chance d'autonomie de réussite à ces révolutionnaires!