lundi 28 février 2011

Sites intéressants




Où trouver les bonnes informations?

Le site de New York Times propose une bonne couverture des missions de paix dans le monde :
U.N. Peacekeeping

Le site du ministère de la Défense nationale et les Forces canadiennes permet de suivre où sont déployés les soldats à travers le monde :
Opérations

Actualité en français :
http://www.operationspaix.net/ (de l'UdM)

lundi 21 février 2011

Pratiques criminelles des leaders du Kosovo: Les États-Unis ne ferment pas les yeux, mais regardent plutôt vers le Moyen Orient.



Alors que l'administration américaine, comme le reste de la planète, retient son souffle en regardant les soubresauts politiques qui surviennent dans la région du Moyen Orient, le Kosovo est dirigé par des politiciens accusés de trafic d'organes et de drogues. Ce pays, qui entame la quatrième année de son indépendance, n'est toujours pas un État consolidé et reçoit encore le support de milliers de soldats de l'OTAN.

Dans leur article, Mason et Healy-Aarons critiquent l'appui des États-Unis au régime qui dirige le Kosovo. Pour eux, la tendance américaine de privilégier le pouvoir et l'ordre plutôt que les vertus démocratiques doit être dénoncée. De plus, la lecture de cet article offre une leçon intéressante sur la démocratisation, qui devra être pris en compte par les États du monde arabo-musulmans aspirant à la démocratie: "The first principle in aiding the construction of new democracies must be to support conditions that prevent anyone from operating above the law.".

http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/02/17/thug_life?page=0,0

samedi 19 février 2011

"It is perhaps more dangerous to be a woman than a soldier in armed conflict."

Say NO-UniTE affilié à l'Entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes (ONU Femmes) à publié cette vidéo.

Le financement des missions de paix


Il y a quelques jours, l'ONU a fait le point sur le financement des missions de paix, un enjeu de plus en plus imminent.

Le secrétaire général adjoint des missions de paix, Alain Le Roy, a annoncé que les missions doivent être vues comme des «partenariats». Ainsi, il est venu souligner l'importance du rôle des États parti dans le financement et le bon déroulement des missions de paix. Le Roy est allé plus loin en ajoutant que des agences gouvernementales et les organismes de financement devaient assurer une part de cette responsabilité.

Depuis 2009, le Département des opérations de maintien de la paix (DOMP), organe onusien, a entrepris des mesures en vue de réformer et améliorer le déploiement des agents en cas d'urgence. La création du Global Field Support Strategy n'est qu'un des exemples.

De toute évidence, le cri de coeur de Le Roy vise à obtenir une plus grande collaboration économique des États (qui sont d'ailleurs tenu de verser une quote-part annuelle à l'ONU en vertu de l'article 17 de la Charte des Nations Unies). Est-ce qu'on devrait gentiment obliger les États de collaborer davantage ou devrions-nous trouver des solutions plus efficaces pour financer les missions de paix? Est-ce que la privatisation des missions de paix serait une solution plausible?

Quand on y pense bien, en 2010, le budget de la police de New York (NYPD) a été de 4,3 milliards de dollars et pour la même année le budget des missions de paix a été de 7,8 milliards de dollars : seulement 3,5 milliards de dollars de plus... pour couvrir tout le monde.

Sources :
Article sur les déclarations de Le Roy :
http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=37549&&Cr=peacekeep&&Cr1=

Budget des missions de paix de l'ONU :
http://www.un.org/en/peacekeeping/operations/financing.shtml

Budget de la NYPD :
http://council.nyc.gov/html/budget/PDFs/fy_10_exec_budget_police.pdf

Une réforme du Conseil de sécurité est-elle nécessaire?

La question de la réforme du Conseil de sécurité doit-elle revenir sur le tapis? Voici un nouvel événement de la politique internationale qui mérite un instant de réflexion. Alors que 130 États membres supportent la motion de 14 des 15 États du Conseil de sécurité condamnant les colonisations juives sur les territoires palestiniens, les États-Unis ont imposé leur veto, bloquant la résolution.

Qu'en pensez-vous? Serait-ce un cas où il serait judicieux de dépoussiérer la résolution Acheson et que l'Assemblée générale se saisisse du dossier?

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/02/18/010-veto-etats-unis-colonies.shtml

Une violence incontrôlable au nord du Mexique

Dans la Presse du samedi, il y a un reportage alarmant sur Ciudad Juarez où la guerre qui sévit entre les cartels de la drogue fait des milliers de morts depuis quelques années. On parle de 35000 morts depuis 4 ans au Mexique. À Ciudad Juarez, une personne est tuée toutes les trois heures. La violence qui sévit à la frontière des États-Unis est incontrôlable et n'affecte plus uniquement les membres de ces cartels de la drogue, mais elle affecte désormais aussi des civils. La situation échappe complètement au gouvernement mexicain. Malgré l'envoi de milliers de policiers et de militaires, Ciudad Juarez demeure la ville la plus violente du monde. Si les États-Unis continuent de se refuser à porter secours à leur voisin du sud, quand est-ce que la communauté internationale compte réagir?

Bien qu'il s'agisse d'un conflit interne et difficilement saisissable par les autorités, la violence qui sévit au nord du Mexique constitue une rupture de la paix dans la région. Les autorités mexicaines ne parviennent pas à contrôler la situation et à protéger leurs citoyens. Si cette violence n'est pas contenue, la montée en puissance et l'expansion de ces gangs et cartels de la drogue pourraient présenter une véritable menace contre la paix pour toute L'Amérique Centrale. L'envoi de casques bleus à Ciudad Juarez devient aujourd'hui plus que nécessaire.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201102/18/01-4371856-etre-journaliste-a-ciudad-juarez.php

samedi 12 février 2011

Le départ de Moubarak et le rôle de l'armée


source : Le Devoir

Départ quasi-innatendu de Moubarak

On ne peut passer sous silence le départ du président Hosni Moubarak en Égypte au courant de la journée d'hier. Après 18 jours de manifestations, rien n'annonçait son départ. En effet, la veille, le président déchu avait simplement transmis ses fonctions à son vice-président Omar Souleimane s'accrochant au pouvoir après 30 ans de régime.

Cependant, au courant de la journée d'hier, le 11 février 2011, un bref discours est télédiffusé en direct. Souleimane dira :

"Compte tenu des conditions difficiles par lesquelles passe le pays, le président Mohammed Hosni Moubarak a décidé d'abandonner le poste de président de la République et a chargé le Conseil suprême des forces armées de gérer les affaires du pays (cité in : Le devoir : 12 février 2011)".

L'armée égyptienne

L'armée est donc en place pour faciliter la transition du pouvoir. Pour plusieurs observateurs, le rôle même de l'armée est inhérent au départ de Moubarak. En effet, si cette dernière s'est déclarée, dès le début des manifestations, neutre, ne pas agir lors de l'affrontement entre les Pro-Moubarak et les Anti-Moubarak démontre tout de même un intérêt au delà de la neutralité.

Selon Alec Castonguay, journaliste au Devoir, l'armée, loin des caméras, joue un rôle plus répressif désirant à tout prix rétablir l'ordre. Précisément, les révoltes en Égypte handicapent l'économie, contrôlée par l'armée à l'ordre de 10 à 15%.

Plus encore : "Les militaires sont partout: immobilier, usines, boulangerie, agriculture, automobile. Le complexe militaro-industriel est soutenu par les États-Unis, qui lui fournissent 1,3 milliard de dollars par année pour ses acquisitions d'équipement. Son budget oscille entre 3,3 et 5 milliards de dollars américains par année (...)(Le Devoir : 12 février 2011)".

L'auteur Bruce Rutherford, lors d'une entrevue au Council on Foreign Relations résume la situation ainsi : l'armée désirait la fin de l'instabilité. Au départ, elle a demandé aux manifestants de cesser toute révolte. Comme cela n'a pas eu le résultat escompté, l'armée donc laissé les Pro-Moubarak faire un carnarge. Cette intimidation ne décourangeant pas les manifestants, l'armée a conclu que Moubarak était la source du chaos.

Le rôle de l'armée, au lendemain du départ de Moubarak, est titanesque. Elle a déjà annoncé que les réformes promises par l'ancien président seront entreprises. L'état d'urgence qui dure depuis 1981 sera aussi levé dès la fin des manifestations. Finalement, l'armée garantie la transition du pouvoir par des élections libres et transparentes.

En conclusion, il serait intéressant de faire une étude plus poussée sur le rôle de l'armée égyptienne en politique. En ce sens, cette institution est très discrète et les médias égyptiens n'ont pas le droit ne parler de ses rouages ou de ses influences (Le Devoir : 12 février 2011).

jeudi 10 février 2011

Une mission de paix pour l'Egypte?

Al Jazeera se demande où est l'ONU dans toute cette crise... Bon article en somme, et ça revient à la discussion concernant les "principes" de l'ONU (http://www.un.org/fr/documents/charter/chap1.shtml). Bien noter la position chinoise et russe dans l'article....

http://english.aljazeera.net/indepth/spotlight/anger-in-egypt/2011/02/201125622943452.html

Une belle démonstration de l'ambiguité du rôle des Nations Unies: pendant que Ban Ki-Moon reste silencieux sur la crise, Navi Pillay, qui dirige la branche "droits humains" proclame que l'Egypte pourrait se retrouver dans la même situation que la Tunisie (http://au.news.yahoo.com/thewest/a/-/world/8779729/egypt-set-for-tunisiastyle-change-un-rights-chief/). Violation du principe de non-ingérence? Lecture adéquate du rôle des Nations Unies face aux nouveaux défis et aux nouvelles demandes adressées à l'organisation mondiale?

lundi 7 février 2011

Make love not war... vraiment?

Une compagnie néerlandaise propose d'envoyer 2000 condoms en Côte d'Ivoire dans le but des vendre comme souvenirs aux "vrais" casques bleus déployés sur le terrain. Humour de mauvais goût?  http://www.condomerie.com/news/nieuwsitem.php?id=138

mardi 1 février 2011

La révolte égyptienne et les États-Unis

Plus que jamais, l'attention du monde est tournée vers l'Afrique du Nord. Après la révolution du jasmin en Tunisie, voilà que depuis maintenant une semaine l'Égypte réclame haut et fort la démission du président Hosni Moubarak et, par le fait même, une réforme démocratique du système politique. Sous le régime totalitaire perdurent depuis trois décennies la pauvreté, un taux de chômage élevé, une justice aléatoire, de mauvaises écoles et des salaires bas.
Dans le cadre des affrontements qui ont aussi lieu en Tunisie, je crois qu'il est pertinent de noter les points qui diffèrent quant au conflit égyptien. D'abord, l'Égypte est considéré comme un État stratégique dans la stabilisation du Moyen-Orient puisqu'il est l'un des rares pays islamiques à avoir conclu des accords de paix avec Israel.
De plus, étant le pays le plus populeux et possédant la plus grande richesse culturelle, il y a fort à parier qu'une éventuelle réussite du renversement du gouvernement aura un effet boule de neige sur tout les autres pays de la région. Le mouvement islamique des Frères Musulmans est aussi très bien implanté au sein de la société civile, et représente dès lors une menace tangible pour les Occidentaux advenant la tenue d'élections. Une autre différence notable: une dictature n'est solide que si son armée l'est aussi. Or, l'armée de Moubarak est beaucoup plus loyale que l'a été celle de Ben Ali. Finalement, les Égyptiens ont déjà un plan pour l'après-Moubarak; un nouveau président de transition en la personne du Prix nobel de la paix Mohamad ElBaradei.
Parlons maintenant de la position délicate dans laquelle se trouve les États-Unis en ce moment. Une puissance hégémonique telle que ce pays, démocratique qui plus est, n'a d'autre choix que de supporter le mouvement actuel, qui prend de plus en plus d'ampleur. On est donc témoin des efforts états-uniens pour défendre les droits de l'Homme en qualifiant de violations à la liberté d'expression les coupures téléphoniques et les réseaux internet, l'interdiction de diffusion du poste satellite Al-Jazeera, et en dénonçant les violentes mesures répressives utilisées par Moubarak. La charte des droits et libertés défend le droit de manifester pacifiquement, mais avec au moins 125 morts en 6 jours, il est évident que ce droit n'a pas été respecté. Or, il se trouve que l'Égypte est le deuxième pays recevant le plus d'aide financière de la part des États-Unis, le premier étant Israel. Comme l'Égypte est le plus grand allié arabe des États-Unis, ce dernier a tout intérêt à le conserver de son côté, et ce malgré son régime totalitariste. C'est la raison pour laquelle les États-Unis finance secrètement les mouvements démocratiques de la société civile égyptienne. Personne n'avait prévu un quelconque soulèvement sous Moubarak. Les États-Unis ne sont donc pas prêt à voir se renverser le gouvernement ami actuel. Car si une élection populaire est déclanché, il est pratiquement certain qu'un gouvernement islamiste anti-américain sera élu, ce qui sera la pire chose pour les États-Unis. Mieux vaut une dictature qu'un gouvernement contre eux! De plus, si ce type de gouvernement est élu, il est certain que les accords avec Israel seront brisés, ce qui placera ce dernier (et les États-Unis, par la même occasion!) dans une position extrêmement délicate et précaire, entouré comme il est de pays islamiques hostiles à leurs politiques contre la Palestine. La crainte d'un vide politique pourrait également être comblé par un gouvernement islamiste. Au final, les diplomates états-uniens tentent par tous les moyens de donner leur opinion sur la situation sans nécessairement pointer du doigt qui que ce soit. Ainsi, on apprenait, selon madame Clinton, que l'Égypte en ce moment était ''stable''(!), mais que Moubarak avait nommé un nouveau vice-président et premier ministre, tous deux issus du milieu militaire (sans doute pour insuffler un peu plus de force dans son gouvernement). Il y a aussi une proposition de conserver Moubarak à la tête du gouvernement de transition jusqu'en septembre, et qu'en échange celui-ci ne se représenterait pas aux élections. Les États-Unis achètent du temps. Mais la population en a marre. Elle veut du changement, du vrai!
Le Canada, la France, la Gande-Betagne et l'Allemagne exhortent l'administration Moubarak à accéder aux revendications démocratiques et surtout, de cesser toutes formes de violence et de répressions des droits et libertés. Tous, États-Unis compris, s'entendent pour respecter le principe de souveraineté des États.
En Jordanie, le roi a nommé un nouveau premier ministre, ce qui n'a pas du tout calmé la population, en désaccord avec le choix. Le chef yéménite a du faire des concessions afin d'éviter une manifestation à l'image de l'Égypte et de la Tunisie. En Syrie, environ 8000 contestataires ont demandé une manifestation sur Facebook. Les accès ont déjà été coupés. Israel en veut aux États-Unis de ne pas avoir soutenu Moubarak alors que la chancelière allemande a déclaré : «vous ne pouvez pas diviser vos principes et dire qu'ils s'appliquent dans certains pays et pas du tout dans d'autres». En Algérie, la population est échaudée et les manifestations s'organisent.
L'influence égyptienne se fait rapidement sentir.....