mercredi 30 mars 2011

Prolongement de la MANUA tel que souhaité


Le 17 mars dernier, le représentant spécial de l'ONU pour l'Afghanistan, Staffan de Mistura, déclarait que l'année 2011 serait «l'année de la souveraineté». Ainsi, il revendiquait devant le Conseil de sécurité, l'importance d'adapter la mission aux priorités définies par les Afghans, afin de remplir correctement le transfert des responsabilités au gouvernement.Évidemment, ce transfert de responsabilités engenderait l'amélioration de la gouvernance du pays et la mise en place d'institutions politiques.

Suite au rapport de De Mistura au Conseil de sécurité le 17 mars dernier, celui-ci a adopté une semaine plus tard, la résolution 1974 (2011)prorogeant le mandat de la MANUA d'un an.Adoptée à l'unanimité par les membres du Conseil de sécurité, cette résolution mise principalement sur l'importance de la souveraineté Afghane, ainsi que sur le rôle du gouvernement dans la reprise des activités exercées par la communauté internationale. Dans ce contexte, la MINUA sera responsable d'accroître la cohérence de l'aide internationale afin d'atteindre les objectifs de transition.


Finalement,la prolongation de la mission semble répondre aux intérêts des pays membres du Conseil de sécurité, qui considère que l'implantation de la démocratie et d'institutions politiques stables en Afghanisatan pourraient engendrer «l'effet domino». Sans oublier les intérêts économiques qui se trouvent dans cette région, il est évident que la communauté internationale et les pays occidentaux gagnent beaucoup à rester présents sur ces terres. En réalité, l'intervention des pays occidentaux dans le reste du monde n'est jamais purement altruiste. Quoi qu'il en soit, peu importe les intérêts occidentaux qui priment en Afghanistan, tous les moyens sont bons pour garder le contrôle sur cette région.

Sans sous-estimer les activités de la MANUA, il s'avère qu'encore une fois, le mandat de la mission est clairement établi en fonction des intérêts occidentaux.

Source: http://www.operationspaix.net/MANUA

mardi 29 mars 2011

Le gouvernement syrien démissionne


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Voici deux articles intéressants du NYT sur l'évolution des manifestations en Syrie. La dictature de Bashar Al-Assad est connu pour son régime autoritaire et répressif, ainsi que pour son support à de nombreux groupes terroristes. Depuis le 15 mars 2011, les manifestations pour la démocratie se multiplient en Syrie. Les manifestants sont violemment réprimandés par les forces de l'ordre. Ces interventions armées lors des protestations ont fait plusieurs morts. Les organisations humanitaires comptent une centaine de morts, tandis que les autorités syriennes affirment qu'il n'y en aurait eu qu'une trentaine.

Aujourd'hui, le gouvernement syrien a finalement répondu aux pressions populaires et a démissionné. Un nouveau gouvernement devra donc être formé. Le président Al-Assad doit s'adresser demain à la nation. Espérons qu’i l commence par lever l'état d'urgence, même si c'est précisément la liberté d'expression qui pourrait mener à la perte du dictateur et de son parti, maintenu au pouvoir depuis plus de 40 ans.

En effet, s'il rétablit la liberté d'expression, les protestations risquent de se multiplier pour revendiquer la liberté, la règle de droit et la fin de la corruption systémique. Conséquemment, le parti Baathiste risque de perdre son monopole et éventuellement d'être battu aux prochaines élections. C'est certainement ce qui est le plus inquiétant puisque, comme l’affirme Karim Emile Bitar, cité dans un des articles: « la loi d’urgence est une des pierres angulaires du règne Baathiste, et si elle est levée, tout le reste risque de tomber ».

À l’instar de la MINUSTAH, est-ce qu’une mission de stabilisation et d’assistance au processus démocratique pour le soutien et la supervision des prochaines élections ne serait pas à prévoir en Syrie?

Sources:
http://topics.nytimes.com/top/news/international/countriesandterritories/syria/index.html?scp=1-spot&sq=syria&st=cse

http://www.nytimes.com/2011/03/29/world/middleeast/30syria.html?_r=1&ref=syria

Les enfants et les conflits armés


En fouillant dans les dossiers sur le site opérationpaix.net, je suis tombée sur une analyse très intéressante sur l'enjeu de l'implication des enfants dans les conflits armés. En fait, depuis l'adoption, il y a 10 ans, du Protocole facultatif à la convention relative aux droits de l’enfant il s'avère que plusieurs pays ne l'ont toujours pas signé ou ratifié afin de l'inclure à leur législation nationale. Malgré l'importance de la question et du rapport S/2010/181 du secrétaire général sur l'impact des guerre sur les enfants, l'enjeu demeure et ne semble pas figurer parmi les intérêts des pays membres de l'organisation. Enfin, je vous invite à consulter cette analyse, qui présente également l'état de la situation des enfants dans les conflits armés en 2010.

Voici le lien:

http://www.operationspaix.net/+Dossiers+

http://www.operationspaix.net/Comprendre-la-situation-des

lundi 28 mars 2011

La Libye s'enflamme



Une couverture médiatique intéressante de la situation en Libye

++ Une explication dynamique de la situation politique en Libye
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/animations/2011/afp/SyriaPolFR2403/index1.html

++ Un reportage audio de Radio-Canada intéressant qui nous plonge dans l'action
«Insurrection euphorique en Libye» de Akli Aït Abdallah
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/animations/2011/afp/SyriaPolFR2403/index1.html

++ Reportage photo sur les libyens qui fuient le pays vers des camps de réfugiés.
http://www2.lactualite.com/multimedia/photoreportage/ils-ont-fui-la-libye/2011-03-24/

++ Carte des combats en Libye
http://www.lemonde.fr/afrique/infographie/2011/03/08/carte-de-situation-en-lybie_1490269_3212.html

+++

Mais surtout, la question qui brûle toutes les lèvres: À quand l'intervention sur le sol libyen? Dans quelles conditions? À quel prix?
  • Et vous....pour ou contre une intervention armée en Libye?



dimanche 27 mars 2011

MINURCAT: un mandat inadéquat

En consultant le site d’actualité des missions de paix de l’université de Montréal, je suis tombée sur un article mettant en perspective plusieurs problèmes structurels de la MINURCAT (Mission des nations Unies en République centrafricaine et au Tchad). En fait, cet article me semble très intéressant tenu compte de la matière vu en classe et plus particulièrement le problème récurrent de l’impertinence des mandats pour faire face aux réalités sur le terrain.

La MINURCAT

En décembre 2010, la MINURCAT a mis fin à ses activités dans les deux pays. Bien que sa présence sur le terrain ait eu certains effets positifs, ‘la fragilité de ses acquis résulte des faiblesses de son mandat’. En raison de la connotation humanitaire des dispositions de son mandat, la MINURCAT a difficilement pu intervenir puisque les problèmes étaient essentiellement politiques. Ainsi, faisant du mieux qu’elle pouvait, la MINURCAT devait gérer des problèmes politiques sans les ressources nécessaires. En plus de l’inadéquation de son mandat, la MINURCAT fut considérablement discréditée dès le départ par la lenteur de son déploiement sur le terrain. En somme, en raison de l’écart entre les dispositions de son mandat et les problèmes réels, la mission n’a pu remplir ses responsabilités.

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises en classe, le problème de l’inefficacité des missions de paix réside généralement dans le mandat. Malgré la nécessité de plus en plus grandissante de réformer le conseil de sécurité pour obtenir un meilleur rendement des OMP, il se trouve qu’un manque d’intérêt des membres permanents freine le projet. Peut-être un jour la communauté internationale arrêtera-t-elle de déployer des missions de paix inadéquates aux réels enjeux, uniquement pour redorer l’image qu’elle a ternie pendant plusieurs décennies ? La lourdeur bureaucratique de l’Organisation porte frein à l’efficacité de la résolution de problèmes à travers le monde et provoque indéniablement la dépense de milliards de dollars n’entraînant aucun développement à long terme.

Bref, ce petit article démontre bien les problèmes intrinsèques propres aux missions de paix. Je vous invite à consulter le site de l’Université de Montréal http://www.operationspaix.net/ , on y trouve plein d’articles d’actualité sur le sujet!

article de Pamphile Sebahara, Bilan en demi-teinte d'une opération de paix, http://www.operationspaix.net/, 26 mars 2011

vendredi 25 mars 2011

L'Onuci est-elle à la hauteur des enjeux de la crise ivoirienne ?

Prise entre le marteau Gbagbo et l'enclume Ouattara, la Mission des Nations unies en Côte d'Ivoire dispose d'une étroite marge de manœuvre pour assurer la protection des civils. À moins que l'ONU ne renforce son mandat comme le préconise la Cédéao.

Cible jusqu’alors privilégiée du camp du président sortant Laurent Gbagbo, la Mission de l’ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) doit désormais affronter un second feu. Celui des critiques du clan d’Alassane Ouattara, dont elle a certifié la victoire à la présidentielle du 28 novembre 2010.

L’intervention militaire de la coalition internationale en Libye crée-t-elle un précédent ? Le président élu Alassane Ouattara a explicitement demandé, lundi, à l’Onuci de "passer à l’acte" et d'"user de la force légitime" pour protéger les populations civiles en butte aux violences post-électorales. "Compte tenu de l'ampleur et de l'urgence de la situation [...], le gouvernement demande au Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une résolution pour autoriser le recours immédiat à la force légitime", déclare un communiqué rédigé depuis l’Hôtel du Golfe où Alassane Ouattara vit retranché depuis que la Commission électorale indépendante l’a déclaré, début décembre, vainqueur de la présidentielle.

"En clair, nous demandons à l’Onuci d’exécuter son mandat", précise Affoussy Bamba, porte-parole d’Alassane Ouattara, à FRANCE 24. "Sa mission est très claire : porter secours et assistance aux civils qui sont quotidiennement pris à partie par les Forces de défense et de sécurité [FDS] du président sortant Laurent Gbagbo, dont le départ ne pourra être obtenu que par l'usage de la force".

Ce jeudi, au terme de deux jours de sommet à Abuja, la capitale nigériane, les chefs d'État et de gouvenrment de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont emboîté le pas du camp Ouattara. "Les dirigeants sont convenus de s'adresser à l'Onu pour un mandat sur une intervention militaire en dernier recours", a déclaré le président de la Communauté, le Ghanéen James Victor Gbeho, en marge du conclave. Reste à savoir si ce mandat couvrira une éventuelle intervention de la Cédéao ou s'il sera mis en œuvre par les quelque 10 000 soldats de l'ONU déjà présents en Côte d'Ivoire.

Une sacro-sainte impartialité de l'Onuci

Difficile cependant d’imaginer des casques bleus tentant de déloger manu militari Laurent Gbagbo de son palais présidentiel d’Abidjan. "Il faut dissocier le maintien de la paix et l'imposition de la paix", s’est fait fort d’indiquer, à l’AFP, le porte-parole de l’Onuci, Hamadoun Touré.

"Il ne faut pas oublier que l’Onuci est une force d’interposition qui ne peut appuyer un camp ni un autre", rappelle Philippe Hugon, professeur à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), qui voit mal le scénario libyen se répéter en Côte d’Ivoire, entendre le Conseil de sécurité voter en faveur d’une intervention internationale. "D’ailleurs, il y a fort à parier que le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, qui se sont abstenus lors du vote pour la Libye, opposeraient leur veto cette fois-ci."

"Le Conseil de sécurité peut, en revanche, doter l’Onuci d’une feuille de route plus claire qui lui permettrait de se faire respecter et de s’engager plus vigoureusement sur le terrain, ajoute Florent Geel, responsable adjoint du bureau Afrique de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme. La force onusienne doit pouvoir disposer d’un nombre suffisant d’hommes sur le terrain pour être en capacité de protéger la population."

Avec seulement 10 000 soldats déployés dans le pays, la mission de maintien de la paix de l’ONU manque pourtant de crédibilité. Craignant de voir la Côte d’Ivoire basculer dans la guerre civile, l’ONU a voté, le 18 janvier, l’envoi de 2 000 hommes supplémentaires dans le pays. Un contingent bonus insuffisant pour nombre d’observateurs. "En cas d’éclatement du conflit, les forces de l’ONU ne seraient pas en mesure de contenir le drame humanitaire qui en résulterait", prédit Philippe Hugon. "Ils doivent voir comment consolider leur présence. Sinon, nous serons dans la même situation qu'au Rwanda en 1994. Si l'ONU reste sans rien faire, nous aurons davantage de victimes", craint David Zounmenoun, spécialiste de la Côte d'Ivoire à l'Institute for Security Studies (ISS) en Afrique du Sud cité par l'AFP.

"La guerre civile a déjà commencé"

Pour les organisations de défense de droits de l’Homme, l’heure n’est plus à l’attentisme. Mardi, l’organisation International Crisis Group (ICG) a demandé aux chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, actuellement réunis à Abuja, de mettre en place "une mission militaire" destinée à protéger la population civile. "Des attaques contre des civils sont perpétrées quotidiennement, il y a des cas de disparitions forcées, de viols et de torture qui continuent à être signalés, et le bilan humain dépasse de loin celui confirmé par l’ONU", s’alarme l’ONG, avant de conclure que "la Côte d’Ivoire n’est plus au bord de la guerre, cette dernière a déjà commencé".

De fait, les affrontements entre les combattants acquis à la cause d’Alassane Ouattara et les FDS fidèles à Laurent Gbagbo ont déjà fait près de 462 morts depuis la fin de 2010, selon le dernier bilan de l'ONU. Près de 500 000 personnes auraient fui les combats en cours à Abidjan et dans l’ouest du pays, où l’ancienne rébellion des Forces nouvelles (FN), alliée d’Alassane Ouattara, tente depuis plusieurs semaines d’effectuer une percée.

"La situation humanitaire est plus grave qu’en Libye, constate Philippe Hugon. Mais là-bas, il y a plus de pétrole". Les fèves de cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier exportateur mondial, pèsent en effet moins lourd que l’or noir.

Par Guillaume GUGUEN

PREMIÈRE PUBLICATION: 24/03/2011

Source : France 24

Quel avenir pour le Sud-Soudan libre?

Monsieur Pierre Jolicoeur en a parlé durant la conférence du 21 mars portant sur la reconnaissance étatique. Monsieur Léo-Pau l Lauzon en discute dans son paper, publié dans le journal Métro du 24 mars 2011 : Le Sud-Soudan libre, quel avenir?
Il est bon d'abord de revenir très brièvement sur le contexte historique du Soudan. À l'origine une colonie anglo-égyptienne, les Égyptiens ont converti massivement les populations au sud de sa frontière au Coran. Le Royaume Uni, voyant cela arriver, s'est empresser de convertir au catholisme les peuples au Sud du Soudan. Il en résultera un État divisé, au Nord, des arabes Musulmans et au Sud, des noirs catholiques. Des conflits éclatent fréquemment entre les deux ethnies depuis ce temps. Il est à noter que le Sud-Soudan possède les meilleures terres arables ainsi que les plus grands puits de pétrole du pays. Les Nord-Soudanais ont pourtant par le passé constamment exploité les ressources des Sud-Soudanais.
La reconnaissance d'un État est avouée par la communauté internationale lorsqu'il y a une volonté de cessession ainsi qu'une admission de la part de l'État-patrie de laisser-aller sa province. Ce qui est le cas avec la région qui nous occupe aujourd'hui. Le gouvernement central du Soudan a annoncé qu'il abandonnait toute tentative de reprendre le Sud de son territoire.
Les Sud-Soudanais ont voté oui au référendum par une majorité écrasante de 99%. Ce chiffre semble bien improbable, compte tenu que la population sud-soudanaise est quasi-totalement analphabète et illettrée. Il aura fallu beaucoup de manipulation et de magouille pour permettre une presque-unanimité. Malgré cela, il était tout de même prévisible qu'une grande majorité allait voter pour la cessession: le peuple sud-soudanais en a assez d'être volé, décimé, attaqué... Indépendant, il deviendra le pays le plus pauvre du monde. Mais les gens rêvent qu'enfin ils pourront construire des écoles, et bénéficier d'un système de santé. Ils ont les ressources naturelles pour y arriver... Certes, il y a les points que soulève M. Lauzon dans son article, tous vrai, il faut le dire: l'histoire se répétera. Les Occidentaux prendront le contrôle des ressources naturelles, un gouvernement corrompu s'autoproclamera, les écoles prendront plusieurs années pour apparaitre... mais il faut faire attention au discours marxiste. Car, dans des cas similaires, il faut se ranger à la situation la moins pire. Or, indépendant, le Sud-Soudan touchera au moins quelques redevances sur ses puits de pétrole et ses terres, et, surtout, le peuple n'aura plus à craindre les attaques des Soudanais arabes. Il est impossible, en tout cas pour ce cas-ci, de changer la dynamique des Occidentaux pour les empêcher de tout s'approprier dans le pays. Mieux vaut voir le positif de la situation.
Sources:
http://www.journalmetro.com/paroles/article/811668--le-leurre-du-sud-soudan-libre--page1
Conférence La reconnaissance étatique selon les perspectives du Kosovo et du Sud-Soudan
Merci aussi à Monsieur Mathieu Arès

lundi 21 mars 2011

Élection Haïti



Les bureaux de vote sont officiellement fermés.
Plus de 4,6 millions d'électeurs haïtiens ont été appelé, tout au long de la journée d'hier, au deuxième tour présidentiel.

Michel Martelly affronte ainsi Mirlande Manigat. Cette dernière a terminé, à la fin du premier tour, en tête. Cependant, des sondages publiés plus tôt cette semaine exposaient une légère avance pour Martelly. Selon Radio-Canada, il serait difficile d'évaluer cette avance en raison des irrégularités constatées.

Par ailleurs, partout au pays, plus de 11 000 bureaux de vote étaient sous la surveillance de 23 000 policiers et Casques bleus de la MINUSTAH, ainsi que de 200 observateurs internationaux pour prévenir la fraude aux urnes.


Retour déstabilisant ?



Soulignons ici le retour de Jean-Bertrand Aristide à Haïti jeudi dernier qui était en exil forcé depuis sept ans en Afrique du Sud. Plusieurs critiques sont formulées à son endroit, la plus importante étant son retour à un moment extrêmement crucial et où sa présence pourrait venir déstabiliser le vote. Nous pouvons donc questionner la raison véridique de son retour. Selon le journaliste Jean-Michel Leprince, il aurait donné -discrètement- son appui à Manigat en échange de la participation d'anciens membres de son parti au gouvernement.

Les regards sont aussi tournés vers l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, rentré plus tôt cet hiver, pour voir si l'élection s'en trouverait compliquée. Notons ici que ce dernier avait été aussitôt mis en examen par la Justice en raison de plainte de corruption et d'accusations de crime contre l'humanité.

Finalement, les résultats préliminaires devraient être dévoilés d'ici le 31 mars et les résultats définitifs le 16 avril prochain.

samedi 19 mars 2011

Retour sur le séminaire du 16 mars du CÉDIM


Le 16 mars passé, le CÉDIM (Centre d’études sur le droit international et la mondialisation) a accueilli M.Olivier Barsalou, doctorant au New York University, et le professeur François Roch à discuter des mutations de l'exercice du droit à l'autodétermination. Ils ont tous les deux présenté un paper qu'ils ont écrit à ce sujet et ont un levé le voile sur ce débat important qui est aussi le sujet de mon article.

Le droit à l'autodétermination des peuples et le droit d'ingérence des États sont-ils mis en cause lors des interventions onusiennes de maintien de paix? Est-ce que les missions de state-building (comme au Kosovo, au Timor oriental et en Afghanistan) violent la souveraineté des États?

Pour ceux et celles qui sont intéressés par cet enjeu, je vous invite à lire ces courts papers très intéressants :

David Chandler
Comment le state-building affaiblit les États : « La responsabilité de protéger » les États faillis incombant à la communauté internationale est un autre nom pour l’ingérence extérieure

Martti Koskenniemi
What Use for Sovereignty Today?

vendredi 18 mars 2011

Quand une image vaut 1000 mots.

Souvent, mettre des images sur des mots, c’est transformer les acquis théoriques en quelque chose de plus tangible. C’est comprendre, percevoir, sentir et recevoir une réalité qui à travers les livres n’est jamais aussi claire qu’à travers la représentation directe.

Voici donc 3 documentaires portant sur des sujets vus en classe. Les deux premiers portent sur le Timor Oriental, sur le rôle des femmes dans la police civile des Nations Unies et sur la première crise politique. Le troisième documentaire s’articule autour la mission de paix de l’ONU en RDC en 2003 (c’est-à-dire la MONUC).

Policière en mission de paix (Réalisé par Barry Lan)

Ce documentaire saisissant suit deux policières canadiennes qui se joignent à la police civile des Nations Unies au Timor oriental. Depuis la capitale Dili jusqu'aux villages éloignés, le film retrace leur expérience en combinant entrevues personnelles, gros plans sur la vie des gens et extraits de journal intime. Regard fascinant sur la reconstruction d'une nation et sur les profondes transformations que l'expérience entraîne chez les deux femmes, tant du point de vue personnel que professionnel. http://www.onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=52119

Le port de Dili (Réalisé par Baudouin Koenig)

Court documentaire sur la première crise politique du Timor-Oriental. Explications claires accompagnées d’images chocs afin de bien comprendre tout le drame qui s’y est déroulé.

Le prix de la paix (Réalisé par Paul Cowa)

Début 2003. En République démocratique du Congo, la guerre civile dure depuis cinq ans et a déjà fait trois millions de victimes. Le contrôle de l'est du pays, riche en or et en diamants, est convoité par des groupes rebelles et d'importants massacres de civils sont perpétrés. À l'ONU, on redoute le scénario catastrophe : une interminable escalade de la violence qui s'étendrait à toute l'Afrique centrale, et pire encore, un génocide.

Profitant d'un accès privilégié et sans précédent aux coulisses de l'ONU, le cinéaste Paul Cowan raconte, de façon intimiste et dramatique, les intenses tractations visant à sauver un État complètement ravagé. Et il pose des questions essentielles. Les Nations Unies sont-elles en mesure de préserver la paix dans le monde? Et à quel prix? http://www.onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=51558


P.S. Les 3 documentaires se trouvent à la BANQ.

mardi 15 mars 2011

Dépenses militaires du Canada en hausse: qu'en est-il de l'héritage de Pearson?

Voici un petit article plutôt intéressant sur les dépenses militaires canadiennes qui sont en hausse depuis quelques années et leurs impacts sur les effectifs traditionnellement réservés aux missions de paix onusiennes.

L'auteur présente, entre autres choses, comment les ressources militaires du Canada sont désormais consacrées davantage à la défense du Canada ou à des missions telle celle qui a lieu présentement en Afghanistan, «au point où il ne reste pratiquement plus personne pour participer aux opérations de Casques bleus de l'Organisation des Nations Unies, auparavant objet de fierté au pays».

Il démontre également la généralisation de ce phénomène à une grande majorité de pays plus riches, ce qui fait en sorte que le «fardeau» des opérations de paix de l'ONU est maintenant délégué aux pays du Sud dont les militaires sont, dans bien des cas, moins bien entraînés et équipés.

Source: André Dubuc. «Dépenses militaires au Canada: un record depuis 60 ans., La Presse (10 mars 2011), en ligne: :http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/canada/201103/10/01-4377850-depenses-militaires-au-canada-un-record-depuis-60-ans.php