
Le 17 mars dernier, le représentant spécial de l'ONU pour l'Afghanistan, Staffan de Mistura, déclarait que l'année 2011 serait «l'année de la souveraineté». Ainsi, il revendiquait devant le Conseil de sécurité, l'importance d'adapter la mission aux priorités définies par les Afghans, afin de remplir correctement le transfert des responsabilités au gouvernement.Évidemment, ce transfert de responsabilités engenderait l'amélioration de la gouvernance du pays et la mise en place d'institutions politiques.
Suite au rapport de De Mistura au Conseil de sécurité le 17 mars dernier, celui-ci a adopté une semaine plus tard, la résolution 1974 (2011)prorogeant le mandat de la MANUA d'un an.Adoptée à l'unanimité par les membres du Conseil de sécurité, cette résolution mise principalement sur l'importance de la souveraineté Afghane, ainsi que sur le rôle du gouvernement dans la reprise des activités exercées par la communauté internationale. Dans ce contexte, la MINUA sera responsable d'accroître la cohérence de l'aide internationale afin d'atteindre les objectifs de transition.
Finalement,la prolongation de la mission semble répondre aux intérêts des pays membres du Conseil de sécurité, qui considère que l'implantation de la démocratie et d'institutions politiques stables en Afghanisatan pourraient engendrer «l'effet domino». Sans oublier les intérêts économiques qui se trouvent dans cette région, il est évident que la communauté internationale et les pays occidentaux gagnent beaucoup à rester présents sur ces terres. En réalité, l'intervention des pays occidentaux dans le reste du monde n'est jamais purement altruiste. Quoi qu'il en soit, peu importe les intérêts occidentaux qui priment en Afghanistan, tous les moyens sont bons pour garder le contrôle sur cette région.
Sans sous-estimer les activités de la MANUA, il s'avère qu'encore une fois, le mandat de la mission est clairement établi en fonction des intérêts occidentaux.
Source: http://www.operationspaix.net/MANUA
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