mardi 5 avril 2011

La réaction étasunienne face à l'intervention armée en Libye

Voici un article intéressant paru dans l'Actualité sur le discours d’Obama suite à l’intervention armée en Libye :

http://www2.lactualite.com/blogue-monde/2011/03/29/obama-idealiste-pragmatique/

Malgré la saga de popularité qui entoure le président Obama, celui-ci n’est pas à l’abri des remises en question de la part du peuple étasunien. En effet, l’intervention armée est loin de faire l’unanimité : « [j]amais intervention militaire américaine n’avait été déclenchée avec un taux d’approbation aussi faible ». Les étasuniens en ont-ils marre de gérer les problèmes du monde?

Dans son discours, le Président met l'emphase sur le bien fondé des interventions armées des États-Unis à travers le monde. Il prône les valeurs libérales traditionnellement défendues, qualifie les interventions étasuniennes de socle pour la sécurité mondiale et la sauvegarde des droits humains. Déjà vu? Bien qu'Obama n'emploie pas le terme de guerre et réaffirme qu'il ne s'agit pas d'une action unilatérale, on ne peut pas blâmer le peuple étasunien de craindre un nouvel Irak.

Pour lire le discours en entier :
http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2011/03/28/remarks-president-address-nation-libya

1 commentaire:

  1. Dans le livre "A Problem From Hell: America and the Age of Genocide", Samantha Power soutient que les dirigeants américains auraient de plus en plus horreur à intervenir dans des missions humanitaires lorsqu'ils risquent de perdre des soldats ou de susciter des réticences populaires ; tout cela serait dû à des intérêts électoraux, car les dirigeants voudraient s'assurer la satisfaction populaire pour les prochaines élections. En revanche, le silence du public tandis qu'on n'intervient pas militairement ne nuirait pas aux dirigeants aux prochaines élections. Selon cette logique, il est moins risqué et plus profitable sous la perspective électorale de ne pas intervenir et de ne pas risquer de vies de soldats américains. Cette manière de penser n'est donc pas nouvelle, du moins si on se fie à Samantha Power.

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